Bio
Née un beau jour de septembre 1940, en pleine débacle… dans un petit village de l’Indre, mon premier cri fut recueilli par… le berger allemand de mes parents, Vox, qui m’a donné mon premier bisou ! Petite fille, je grimpais plus souvent dans les arbres que je ne jouais à la poupée : mes poupées préférées étaient tous les petits animaux des bois qui me faisaient confiance et qui m’apprivoisaient, rats des champs, écureuils, chats « sauvages », lézards… Solitaire, ils étaient mes compagnons quotidiens, mes amis, mes confidents.
Plus tard, il m’a fallu grandir… et je suis alors entrée dans l’enseignement, au service des enfants en grande difficulté : ce furent 15 années de bonheur et d’échanges, riches de rires, de chansons, de tendresse partagée , durant lesquelles mon mari, mes trois fils sont venus compléter ce bonheur.
La Peinture
Puis il m’a fallu abandonner, pour raison de santé, ce que je considérais comme « ma mission » et c’est alors que je me suis plongée dans le bonheur de peindre… Les nombreux déplacements de mon mari m’ont permis de découvrir de magnifiques régions, y compris l’Outre mer et la Guyane, leurs débordements de couleurs, de parfums, les visages tellement sublimes dans leur diversité, le foisonnement des forêts débridées…
Certains me reprochent parfois de n’avoir pas « un style », un « créneau » dans lequel il serait facile de me ranger… c’est vrai, je le confesse, chacune de mes oeuvres est imprégnée de mon état d’esprit de l’instant, où l’âme s’exprime selon ce qui la sollicite. Chacune est une partie de moi. Chaque « coup de patte » est différent selon l’émotion qui l’a suscité : Il m’est impossible d’écrire de la même manière la sérénité d’un matin d’été, l’amour d’une mère, la détresse d’un regard, la force, l’horreur, la fougue, la joie de vivre….
Pardon si je suis un peu difficile à suivre… C’est peut être cela ma différence, ma signature…
Grands Maîtres
J’avoue être réconfortée lorsque je puis lire ceci, à propos d’Auguste Renoir :
« Il oeuvrait en impressionniste quand la circonstance le demandait, et il devint l’un des plus grands ; mais la vie chantait pour lui bien d’autres chansons, et cela explique la variété de styles et de sujets que l’on voit dans les planches de ce volume… » (Renoir, Walter Pach, Nouvelles Editions Françaises)
Me reprochera-t-on de vibrer, comme lui, à tous les chants du monde ?…
Merci à tous les grands Maîtres, et au moins grands aussi, ils ont déjà tout dit, et de façon superbe, Je ne prétendrai jamais leur arriver ne serait-ce qu’à la cheville, mais je sens à quel point ils m’ont imprégnée jusqu’au plus profond de moi de ce besoin de m’exprimer par la peinture, et aussi à quel point, inconsciemment ou non, je suis pétrie de leur travail, de leurs recherches, de leurs trouvailles…
